Inscription Newsletter

Ne ratez plus aucun article ni aucune activité !

Suivez nous sur facebook !

  • Facebook Social Icon

© 2016 Le Jardin des Happycuriens

Design du Jardin

des Happycuriens

Présentation du terrain :

Historique marqué par l'urbanisation

Depuis septembre 2018, l’association du Jardin des Happycuriens dispose d’un terrain de 500m² (20mx25m) ayant vocation à constituer un jardin productif de démonstration et d’expérimentation conçus et géré selon les principes de la permaculture. Ce terrain se situe au nord de Nantes en Loire-Atlantique, sur la commune de Blain et dans le village de la Suardais, près du Canal de Nantes à Brest.

# 1 : Situation du terrain

# 2 : Site du terrain, photo aérienne 2018

C’est une prairie fauchée une fois l’an depuis au moins une dizaine d’années. D’après les souvenirs de quelques anciens et la présence de clôtures barbelées sur la parcelle, il est possible qu’elle eût été utilisé en pâture par le passé.

Le terrain est le bout d’une parcelle agricole plus importante d’1,5Ha conduite également en prairie fauche, enserrée entre des parcelles d’habitation à l’est et au nord et une zone humide au sud. La petite taille de ce bout de parcelle rendant difficile les manœuvres de tracteurs, l’agriculteur l’exploitant nous la met gracieusement à disposition. L’exiguïté du terrain est aussi le fait d'une zone humide au sud formant une cuvette d’au moins 1m de dénivelé, constituée de mares où des saules sont en train de fermer progressivement le milieu.

# 3 : Le village de la Suardais en 1947

# 4 : Le village de la Suardais en 1967

Cette prairie est le résidu d’un ensemble plus important qui a été grignoté par l’urbanisation avec la construction successive d’habitations le long de la route reliant la Suardais au Bourg de Blain situé à 2,3km à vol d’oiseau.

 

De 1947 à 1967, on distingue un ensemble de 3,2 Ha qui garde un profil similaire sur la durée, et sur lequel il y a essentiellement des champs à l’exception d’une première maison. Ce groupe de parcelle est divisé en parcelles plus petites mais irrégulières séparées par des haies.

# 5 : Le village de la Suardais en 1978

En 1978, la parcelle a déjà bien évoluée et les années 70 marquent le début de l’urbanisation du village de la Suardais. Les premières maisons sont construites le long de la route selon un processus d’urbanisation classique dans les années 70. Les haies ont quasiment toutes disparues, ne formant plus qu’une grande parcelle d’un seul tenant répondant ainsi aux besoins de la modernisation agricole.

Dans le début des années 80, une seconde phase de construction vient combler tout l’espace qui séparait les premières maisons du reste du village ; la partie nord de la grande parcelle est complètement urbanisée comme on peut le voir en 1985.

# 6 : Le village de la Suardais en 1985

En 1993, on constate que l’extension urbaine moderne du village de la Suardais atteint une superficie équivalente au village historique. La grande parcelle est délimitée par des maisons au nord et par une haie au sud et la zone humide est maîtrisée par l’agriculteur exploitant la parcelle.

En 2004, on observe que la parcelle est conduite en céréales comme l’indique la couleur paille sur l’image aérienne.

# 7 : Le village de la Suardais en 1993

# 8 : Le village de la Suardais en 2004

Observation du terrain

Les principaux flux d'énergie qui vont concerner le terrain sont les vents, le risque d’inondation et le rayonnement solaire.

 

Les principaux vents qui vont concerner le terrain sont les vents d'ouest ; doux et humides, surtout en période hivernale. Ce flux d'ouest peut être accentué par un effet entonnoir dû à la forme de la parcelle agricole dont la largeur diminue progressivement en allant vers l'est. Le terrain est donc très sensible aux vents forts venant de l'ouest.

Au sud, une haie d’arbres d’une vingtaine de mètres a un effet bouclier relatif pour les vents de sud-ouest. De même que les clôture d' 1m50 avec le terrain voisin protège un minimum des vents du nord et de l'est, plus frais.

En ce qui concerne le risque d’inondation, le terrain est susceptible d'être inondé sur 1/4 de sa surface à partir du sud. Le risque vient du sud via la zone humide qui se charge d’eau à la période hivernale. Nous avons observé quelques transgressions de la mare cet hiver 2018 et constatons que la montée de l'eau est rapide, instantanément après un fort épisode pluvieux. Cependant, la décrue est aussi très rapide, 1-2 jours après la fin de l'épisode pluvieux. En écoutant, le voisinage, nous avons appris que lors d'années exceptionnelles, l'eau peut monter jusqu'au niveau des clôtures.

 

Enfin, le terrain est exposé au sud avec aucune ombre portée ce qui convient parfaitement pour un jardin.

Depuis septembre, nous avons réalisé deux analyses de sol en utilisant la méthode « Visual Soil Assessment » développée par G. Sheperd, F. Stagnari et M. Pisante. Rapidement, ces analyses nous confirment que le sol du terrain est très argileux, séchant en été et gorgée d’eau en hiver avec des observations d'hydromorphismes. Le sol est compacté et nous faisons le lien avec une faible présence de lombrics. Cette analyse que nous pouvons faire facilement juste au regard et au toucher du sol est un très bon départ pour débuter une activité en permaculture. En effet, nous prévoyons de réaliser une analyse de sol tous les trois mois pour constater les évolutions de la nature du sol et ainsi voir s’il y a des impacts suite à nos pratiques agricoles.

# 9 : Vue du terrain depuis la pointe sud-ouest

3 besoins principaux

Le premier objectif du jardin est de répondre aux besoins alimentaires en légumes d’été, hiver et œufs de deux familles de 4 personnes, de façon la plus autonome possible. Il s’agit de produire les légumes (annuels et vivaces), petits fruits et œufs mais aussi les semences et les plants des légumes.

Cet objectif est progressif et il ne s’agit pas d’atteindre 100 % des besoins dès la première année. Par exemple, nous fixons de produire 40% des besoins en courges d’été de la famille sur l’année 1.

Le second besoin est de mettre à disposition de l’association un lieu d’expérimentation et de démonstration en permaculture sur le volet de la production alimentaire et de l'éco-construction. Les formations proposées par l’association sont des moments privilégiés pour passer à l’action concrète et quoi de mieux que de disposer d’un lieu pour transmettre aux stagiaires les dimensions sensibles d’une pratique permaculturelle au jardin. L’objectif est donc de pouvoir faire de ce lieu un espace de pratique lors des sessions de formation et de visites pour découvrir un jardin présentant les caractéristiques d’un aménagement permaculturelle (gestion autonome de l’eau et des accès, produire avec la biodiversité, maximiser l’utilisation de l’énergie solaire, produire ses semences et plants).

Toutes interventions humaines sur un milieu induit des effets positifs et/ou négatifs. L'observation est aussi une dimension importante du projet, notamment pour noter les effets de notre intervention sur ce bout de prairie à travers le temps sur les aspects de la vie du sol, de la faune et de la flore spontanée présente sur le terrain. Nous assurerons des suivis réguliers de ces divers items pour observer l’évolution en cours.

 

Enfin, le dernier besoin est de disposer d’un espace test pour s’expérimenter à produire une alimentation, des semences, des plants, des structures en auto-construction en perspective d'un projet de création d’une micro-ferme. Ce terrain répond donc au principe de « commencer petit » et marque la première étape d’un projet visant à acquérir une autonomie alimentaire complète et produire un surplus destiné à la communauté pour en tirer un revenu.

Présentation des éléments principaux et positionnement relatif entre eux

Le terrain se divise en trois grands ensembles :

 

- L’élément central est la serre de 50 m² implanté en bordure nord-ouest du terrain. Avec le bureau à semis/plants et planification des cultures, elle constitue le centre énergétique du terrain, là où nous passerons la majeure partie du temps pour la préparation des semis, des plants, des cultures dans la serre etc.

 

- L’espace poules et canards dont le parcours est pensé pour l’autonomie alimentaire des poules et des canards coureurs indiens et l’efficacité du nettoyage du dortoir. L’espace poule s’ouvre aussi sur l’extérieur du terrain, notamment la partie humide au sud, où elles seront laissées en semi-liberté en été.

 

- Les espaces de production sur le reste parcelle.

 

La serre et le bureau sont positionnés en raison de l’exposition du terrain, le risque d’inondation et le respect du voisinage. Le positionnement de la serre au nord était logique pour éviter une ombre portée sur les zones de culture. De plus, le terrain est inondable par la zone humide au sud et nous ne souhaitions pas que la serre et le bureau de retrouvent les pieds dans l’eau. Enfin, nous avons accolé la serre au coin nord-ouest du terrain pour ne pas briser la vue de la maison des voisins située au nord de la parcelle. Une position en fond de parcelle nous invite à traverser le terrain pour nous y rendre et ainsi observer l’espace de production extérieur.

Le poulailler est au plus près de la maison d’habitation pour faciliter la récupération des œufs. De plus, il est ouvert sur deux espaces ; le parcours pour les poules et la zone humide au sud.

Le parcours des poules sera privilégié pour l’hiver lorsque la zone humide est inondée. Elles passeront leur journée dans cet espace où nous installerons des plantes vivaces dont les poules se nourrissent. L’objectif est qu’elles se nourrissent le plus par elle-même. Cependant, il y aura également une mangeoire à grains automatique et actionnable par les poules grâce à un système de contrepoids. La mangeoire est située à l’opposé du poulailler pour inciter les poules à occuper toute la surface du terrain et éviter ainsi le surpâturage.

La zone humide sera le terrain de jeux des poules et des canards à la période sèche. L’intérêt de la semi-liberté est de permettre aux poules de se cacher sous les arbres et de pouvoir se nourrir par elle-mêmes. Bien sûre, il faudra chaque jour les sortir et les faire entrer dans leur dortoir pour les protéger des prédateurs.

Les espaces de production occupent tout le reste du terrain et sont desservis par un réseau de cheminement conçu pour optimiser les déplacements.

Cliquer pour télécharger

Document graphique : Design du Jardin des Happycuriens

Des accès pensés

pour optimiser les déplacements

Le terrain n’étant pas attenant à un lieu d’habitation, nous avons voulu penser les accès afin de limiter la perte d’énergie liée aux flux à l’intérieur du terrain.

 

Nous avons opté pour une forme triangulaire des cheminements principaux et ainsi marcher le moins et voir le plus. L’accès quotidien au terrain se fait par l’entrée A au sud, près du poulailler. Une fois dans le terrain, le cheminement suit un tracé qui favorise l’observation globale du terrain et des cultures tout en minimisant la distance à parcourir. On peut découper le parcours en 4 étapes :

 

- 1. Du poulailler à l’espace bio-intensif ; cette section permet d'observer l’ensemble des planches permanentes ainsi que l’espace poule et regarder s’il y a besoin d’une intervention (désherbage, arrosage, récolte, remplissage mangeoire, etc.).

 

- 2. Dans l’espace bio-intensif : c’est l’espace qui demandera le plus d’attention du fait du mode de culture très intensif. Passer obligatoirement par cet espace est indispensable pour s’occuper des cultures.

 

- 3. Le bureau, la serre et les couches chaudes : ce passage constituera souvent un arrêt pour l’arrosage des cultures abritées, la mise en place et le contrôle des semis et des plants. C’est aussi sur cet espace que nous décidons des récoltes à faire en fonction de ce que nous avons vu dans le cheminement depuis l’accès A et de nos besoins.

 

- 4. L’allée centrale : c’est l’allée principale du terrain et la plus large. Elle permet un passage en brouette et un accès optimal pour toutes les zones de culture. Au retour du terrain, c’est par cet axe que nous opérons la récolte en direction de la sortie vers l’accès A.

 

Ce cheminement type sera le plus classique dans la gestion quotidienne du terrain. Il correspond au cheminement d’observation, de contrôle et des récoltes le plus communes. Néanmoins, lors des grands travaux comme les plantations, les récoltes groupées (patates, courges), le cheminement prendra une forme différente et imposera d’utiliser les autres chemins du terrain comme les passes-pieds entre les planches permanentes, les chemins encadrant l’espace grande culture et les key holes.

Une gestion de l’eau

la plus autonome et efficace possible

L’un des points essentiels du design de ce terrain était de garantir une autonomie la plus complète en eau ainsi qu’une gestion efficace de l’irrigation. Nous avons besoin d’eau pour garantir la santé des plantes présentes sur le terrain mais la meilleure irrigation est celle que nous n’avons pas besoin de faire par la mise en place de pratiques culturales favorisant la vie du sol et limitant l’évaporation.

Néanmoins, l’eau peut devenir un facteur limitant et c’est un enjeu sur lequel nous serons confrontés à l’avenir même sous nos climats océaniques tempérés. En parallèle d’une pratique visant à favoriser l’infiltration et le stockage de l’eau dans le sol, nous devons également récupérer et stocker le maximum d’eau de pluie possible, notamment par les toitures.

Ainsi, la surface de toiture maximale sur le terrain est procurée par la serre. En Loire-Atlantique, il pleut 800 mm d’eau par an. Sur une serre de 50m², nous pouvons alors récupérer 40 m3 d’eau sur l’année, soit 40 000 litres d’eau, c’est plus que de besoin. Cette eau de pluie sera stockée dans deux cuves de 1000 L (tank IBC) positionnées en haut du terrain. Ce stockage de 2000 L d’eau servira à l’irrigation de la serre et de l’espace bio-intensif, en priorité, puis des planches permanentes. Le surplus d’eau de pluie sera détourné vers une noue d’environ 15 m de long et 1 m de large sur 50-70 cm de profondeur. L’objectif de cette noue est de répartir l’eau de pluie sur toute la largeur du terrain en amont, et de favoriser sont infiltration vers les planches permanentes, le terrain étant en légère pente vers le sud. De ce fait, nous comptons ne pas devoir trop irriguer les planches permanentes.

Un dernier point de récupération d’eau sera positionné près du poulailler et des toilettes sèches pour capter l’eau des toitures. Dans les toilettes, nous souhaitons séparer les urines des matières solides. L'urine rejoindrai le récupérateur d'eau pour la charger en nitrate et l'utiliser comme engrais ponctuel pour les plants et cultures.

Des zones de culture en fonction

des pratiques culturales

Le design du terrain montre différents types d’espace cultivé ; des planches permanentes, des key holes, un espace bio-intensif, un grand espace d’un seul tenant. Ces différentes formes sont en fonction des types de culture et des pratiques que nous souhaitons mettre en place.

Sur l’espace bio-intensif situé au nord-est de la parcelle, près du bureau, nous optons pour les planches de 40 cm de large avec passe-pied de 20 cm. L’objectif est d’optimiser le rendement de production en intensifiant les cultures le plus possible, à l’instar de ce que proposer Jean-Martin Fortier dans son ouvrage « Le jardinier-maraîcher ». Ce type de culture demande une attention privilégiée d’où la petite taille des planches qui permet d’avoir plus facilement accès à toute la surface. Cet espace est plus adapté aux petites graines (carotte, salade, navet etc.). La largeur de 40 cm est aussi celle du semoir Coleman, le plus approprié pour le bio-intensif, il s’agit ici d'expérimenter ce type de planche en vue un jour de travailler avec ce type d’outil.

Les planches permanentes de 80cm de large avec passe-pied de 30 cm, sont ce que l’on retrouve le plus communément en permaculture. Cet espace est plus adapté au repiquage ou au semis de grosse graine (légumineuses, courges, etc). La particularité que nous souhaitons donner à ces planches est le mode d’irrigation couplé à une sur-élévation par coffrage. Étant disposées parallèlement aux courbes de niveau, il nous suffira de combler les entrées des passe-pieds avec des sacs de sable pour noyer d’eau les passe-pieds et irriguer les planches. Cette méthode permet d’irriguer une grande surface en un minimum de temps. De plus, l’apport massif d’eau à un instant T permet de favoriser l’infiltration de l’eau dans le sol au détriment de l’évaporation, très insistante en plein été.

Les Key Holes sont une forme de zone de culture dont le principal intérêt, outre son esthétique, est l’optimisation de l’espace productif par rapport à l’espace de cheminement. Ainsi, sur une surface équivalente, la proportion de la surface de production est supérieure dans les keys holes que dans le cas des planches. Néanmoins, les keys holes ne simplifient pas l’irrigation, c’est pourquoi nous disposerons dans ces espaces des cultures qui ont moins besoin d’attention comme des légumes vivaces et les plantes destinées à produire nos semences.

Enfin, il nous reste le grand espace de culture au sud-ouest du terrain. C’est l’endroit le plus éloigné des flux principaux et c’est pourquoi cette zone sera réservée à des cultures peu demandeuse d’attention et nécessitant des grands espacements (pomme de terre, patate douce, courges, etc.).

Une serre solaire passive

Sous nos climats, l’un des inconvénients d’une serre est la perte de chaleur durant la nuit. Ici, notre objectif est de construire une serre solaire passive, c’est à dire qui fonctionne uniquement avec l’énergie du soleil pour chauffer l’atmosphère intérieure, y compris la nuit et en début/fin de saison. Pour cela, nous utilisons deux principes que sont les masses thermiques et la fermentation (ou compostage).

Les masses thermiques sont tous les matériaux qui ont la caractéristique d’emmagasiner la chaleur en journée et de la restituer plus ou moins lentement durant la nuit. Sur cette serre, c’est un mur en paille enduit de terre qui occupe cette fonction. Il est placé volontairement sur le côté nord de la serre également pour son effet isolant car la meilleure chaleur est aussi celle que l’on ne perd pas. L'enduit de terre captera la chaleur en journée et restituera ces calories durant la nuit.

La fermentation est assurée ici par la mise en place d’une couche chaude le long de la partie sud de la serre. Cette méthode est inspirée de ce que l’on peut voir à l’Arbre de Vie près de Maumusson (44). Le principe est de positionner un bac le long de la serre et de le remplir du fumier en janvier-février pour démarrer une fermentation qui produira de la chaleur. Cette chaleur permettra de débuter la saison un peu en avance dans la serre et de produire des plants avec un semis sur couche chaude.

Le poulailler et le parcours des poules

Le poulailler est situé à l'entrée du jardin pour la proximité avec la maison d’habitation. La zone étant inondable, il sera construit sur pilotis ce qui permettra de constituer un abri pour canard coureur indien au rez-de-chaussée. Le poulailler sera conçu pour faciliter son nettoyage et la récupération des fientes. La litière du dortoir sera poussée dans un compost à fientes par une trappe située sur le côté nord de l’abri et donnant sur un espace compost. Le résidu de la fermentation sera alors utilisé pour amender les espaces de culture.

Le parcours des poules est délimité par une haie de branchage empilé et retenu pas des piquet que l'on appelle haie Benje. Ce type de haie est intéressant pour sa fonction d'habitat pour une large faune d'insecte. Le fait d'avoir cette haie en bordure des poules permet de proposer une sorte de "buffet à volonté" pour les volailles, favorisant l'autonomie de leur alimentation.

Des arbres, des petits fruits et des grimpantes

Nous avons aussi souhaité implanter quelques plantes pérennes sur ce terrain comme des fruitiers, des petits fruits ou des vivaces grimpantes.

 

Les arbres fruitiers sont placés au sein des planches permanentes en s’inspirant d’une pratique que nous avons vu dans le jardin mandala de la ferme de Sainte-Marthe en Sologne. Nous essayons ici de mettre en place un système agro-forestier. L’arbre peut être bénéfique dans un système productif pour plusieurs raisons. Nous souhaitons implanter des scions d’un an sur port nanifiant afin d’observer la croissance des fruitiers et expérimenter la taille douce avec le temps.
Les petits fruits sont quant à eux disposés en bout de planche le long des accès. Il sera alors simple de les récolter en passant sur le terrain.